recap (Crédits: Boursorama - A. Morris)
Lundi 5 octobre
CAC 40 : -0,8%, à 7.834,10 points et 4 milliards
La séance du jour
En Europe, les Bourses ont terminé dispersées : Francfort est restée stable (+0,09%) Londres a pris 0,34%,et Milan 0,66%. Paris a particulièrement cédé du terrain (-0,80%), plombée par les incertitudes liées à la situation budgétaire et politique en France, ainsi que la chute de son poids lourd Schneider Electric (-9,97%). Le français a annoncé racheter le concepteur américain de logiciels PTC pour 22,6 milliards de dollars, soit environ 40% de plus que sa capitalisation boursière à la clôture vendredi. Le titre de l'américain s'est, lui, envolé de 33,49% à 192,26 dollars.
Les difficultés françaises commencent désormais à plomber la monnaie unique européenne, qui a atteint dans la matinée un plus bas depuis mai 2025 face au billet vert, à 1,1161 dollar pour un euro.
Dans ce contexte, les dettes des États européens restent perchées à un haut niveau. Le taux d'intérêt à échéance dix ans de l'Allemagne, référence sur le continent, atteignait 3,48% dans les derniers échanges, contre 3,46% en clôture vendredi dernier. Son équivalent français restait globalement stable par rapport à la veille, à 4,86%.
Pendant ce temps-là, rien ne semble vouloir arrêter Wall Street. L'indice Nasdaq (+1,05%) a même décroché un nouveau record en séance (à 27.544,06 points) et en clôture (à 27.477,31 points). L'indice élargi S&P 500 s'est octroyé 0,66% et le Dow Jones a gagné 0,18%. Le niveau élevé de taux n'a inquiété les investisseurs. Pourtant, le rendement à échéance dix ans des emprunts de l'Etat américain évoluait autour de 5,31% vers 20H15 GMT contre 5,27% à la clôture vendredi. En séance, il a de nouveau dépassé 5,34%, retrouvant ses sommets de 2002.
Valeur en vue
Air Liquide a annoncé anticiper une progression annuelle moyenne de son chiffre d'affaires de 5% d'ici à 2030, avec une variation de plus ou moins un point de pourcentage par rapport à cette moyenne projetée, et a lancé un programme de rachat d'actions de 4 milliards d'euros. Le spécialiste des gaz industriels, qui dévoile son nouveau plan stratégique, ajoute viser une amélioration de sa marge opérationnelle de 400 à 600 points de base sur la période 2026-2030. Selon le courtier Jefferies, un consensus de Visible Alpha misait sur un objectif de marge opérationnelle à +360 points de base au total sur cette période. Le programme de rachat d'actions de quatre milliards d'euros d'Air Liquide, prévu sur la période 2027-2028, constitue le premier de ce type à grande échelle mis en place par le groupe au profit de ses actionnaires. Il s'accompagnera d'une croissance continue du dividende et s'inscrit dans le cadre d'une allocation de capital de plus de 40 milliards d'euros pour la période 2026-2030, dont plus de la moitié est destinée aux investissements industriels et aux acquisitions.
Mardi 6 octobre
CAC 40 : +0,4%, à 7.865,07 points et 4,1 milliards d'euros échangés
La séance
La Bourse de Paris a terminé dans le vert. Les investisseurs ont profité d'un recul des prix du pétrole, le marché se montrant rassuré par la remontée continue des volumes d'exportations en provenance du Moyen-Orient, malgré le blocage du détroit d'Ormuz. Cette accalmie a fait reculer partout les rendements obligataires des grandes économies. Le taux français a reculé de 0,10 point de pourcentage par rapport à la veille, à 4,75%. L'écart avec son équivalent allemand s'est réduit à 1,28 point de pourcentage, contre 1,36 lundi soir.
Outre-Atlantique, l'indice Nasdaq (+0,45%) et l'indice élargi S&P 500 (+0,58%) ont tous les deux enregistré de nouveaux records en clôture, atteignant respectivement 27.599,79 points et 7.818,93 points. Le Dow Jones a gagné 0,49%. Après être tombé jusqu'à 5,25% en séance, le rendement des emprunts de l'Etat américain à échéance dix ans évoluait autour de 5,28% vers 20H15 GMT contre 5,30% à la clôture vendredi.
Les investisseurs attendent avec impatience le coup d'envoi de la saison des résultats, la semaine prochaine, pour vérifier si l'engouement pour les valeurs technologiques et liées à l'intelligence artificielle (IA) reste intact.
Après un deuxième trimestre particulièrement solide, "la croissance des bénéfices au troisième trimestre est attendue à 24,3%", selon Sam Stovall.
Valeurs en vue
Alstom a grimpé de 4,79% à 16,18 euros, après avoir annoncé vendre 83 rames Metropolis pour équiper le métro de Hanoï, qui seront fabriquées à Valenciennes (Nord), avec un accord de transfert de technologie avec le groupe vietnamien Vingroup, qui assemblera 117 rames supplémentaires.
Mercredi 7 octobre
CAC 40 : -1,22%, à 7.769,21 points et 4 milliards d'euros échangés
La séance
La Bourse de Paris a terminé en forte baisse, plombée par la remontée des cours du pétrole et celle des taux d'intérêt scrutés de près par les marchés, après une brève pause la veille.
Le mouvement de défiance des investisseurs a particulièrement pénalisé les banques (Société Générale -5,01% à 63,94 euros, BNP Paribas -3,88% à 91,4 euros) et les valeurs technologiques liées à l'intelligence artificielle (IA), à l'instar du fabricant de semi-conducteurs STMicroelectroncics (-4,05% à 49,89 euros).
Dans le même temps, le taux d'emprunt français à dix ans a subi la volatilité des marchés, terminant à près de 4,87%, contre moins de 4,75% la veille, avec une pointe à 4,92% vers 14H00 GMT.
Comme les autres économies, la France a subi la remontée des cours du pétrole, qui alimente les risques d'inflation face auxquels banques centrales et investisseurs remontent leurs taux. Sur le marché obligataire, la France paie une prime de risque supplémentaire en raison de sa dette à 119% du PIB et son gouvernement sans majorité pour faire adopter le budget 2027, sur fond de campagne présidentielle qui alimente le sentiment d'incertitude politique.
La Bourse de New York a également clôturé dans le rouge, affectée par le retour des inquiétudes sur le haut niveau des coûts d'emprunt des États, faute d'actualité susceptible d'orienter les échanges à la hausse. Au lendemain d'un double record en clôture, l'indice Nasdaq et l'indice élargi S&P 500 ont chacun perdu 0,22%. Le Dow Jones a lui cédé 0,66%.
Le rendement à échéance dix ans des emprunts de l'État américain a grimpé jusqu'à 5,36%, un niveau plus observé depuis 2002. Il a toutefois dégonflé au fil de la journée, profitant notamment d'une émission de titres portant sur 39 milliards de dollars qui a recueilli plus d'intérêt qu'espéré, une preuve qu'à plus de 5% les morceaux de dette souveraine sont attractifs.
Jeudi 8 octobre
CAC 40 : -0,51%, à 7.729,69 points et 4 milliards d'euros échangés
La séance
La Bourse de Paris se replie une nouvelle fois et fait figure de lanterne rouge en Europe. Le CAC 40 recule de 5,15% depuis le début de l'année, quand Francfort gagne 1,29% et Madrid et Milan près de 10%. L'indice français se trouve environ 11% sous son record de clôture du 10 août. Le taux d'emprunt de la France à dix ans montait à 4,89%, après 4,87% mercredi. La France emprunte plus cher que l'Italie, dont le taux à dix ans atteignait 4,60%, et bien plus cher que l'Allemagne (3,49%), référence en Europe.
Autre facteur de baisse de la séance: les prix du pétrole ont de nouveau flambé, après la parution d'informations du média américain The Atlantic selon lesquelles la Maison Blanche envisagerait des frappes contre l'Iran avant les élections de mi-mandat. Le Brent grimpait de 5,48% à 105,69 dollars le baril et son équivalent américain, le WTI, de 5,09 % à 92,77 dollars.
La Bourse de New York a, elle aussi, fini dans le rouge. Le Nasdaq a perdu 1,25% et l'indice élargi S&P 500 a reculé de 0,47 %. Seul le Dow Jones est parvenu à grappiller 0,10%. Pour Wall Street, En plus des taux et du prix du pétrole, l'autre revers est venu directement du secteur technologique. Des informations contradictoires sur le chiffre d'affaires annualisé d'OpenAI, le créateur de ChatGPT, ont provoqué l'émoi sur les marchés, une source les annonçant loin des objectifs quand l'autre les dit conformes aux attentes.
Résultat , le mastodonte Nvidia a perdu 3,08 % tandis que ses concurrents Broadcom (-4,35%) et Micron (-4,79%) ont reculé encore plus fortement.
Valeur en vue
Le français OPmobility (ex-Plastic Omnium) a chuté de 20,82% à 9,85 euros, après avoir revu à la baisse ses objectifs pour 2026 et annoncé des suppressions de postes en Allemagne et en France, invoquant la crise du secteur et "la persistance des tensions géopolitiques au Moyen-Orient". Dans son sillage, son compatriote Forvia a plongé de 10,85 % à 8,65 euros.
Vendredi 9 octobre
CAC 40 : -
La séance
Les Bourses européennes évoluent dans le vert, soutenues par un léger reflux des prix du pétrole après des déclarations de Donald Trump écartant une intervention militaire américaine imminente contre l'Iran. A Paris, le CAC 40 reprend des couleurs après deux séances consécutives de baisse. Peu avant midi, l'indice parisien progresse de 0,87% à 7 797 points tandis que l'Euro Stoxx 50 gagne 0,97%.
Les investisseurs accueillent favorablement les propos du président américain, qui a assuré sur son réseau Truth Social que les Etats-Unis n'attaqueraient pas l'Iran avant les élections de mi-mandat du 3 novembre. Donald Trump a également fait état de "discussions productives" avec Téhéran, sans toutefois en préciser la teneur.
Laurent Grassin, avec Reuters, AFP et ZoneBourse
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